Solidarité et numérique bientôt au cœur des quartiers de Poitiers avec TZCLD
Paul et Naya, passionnés d’informatique, autodidactes et très impliqués dans le projet TZCLD de Poitiers, souhaitent, à travers le développement de leur activité au sein de la future Entreprise à But d’Emploi (EBE), réduire les freins dans les pratiques et les usages numériques au sein des quartiers de Poitiers.

 

Les savoirs de bases non acquis

Entre une jeune femme qui souhaite faire son CV sur Word, un homme de 50 ans qui ne sait pas comment créer une adresse mail, un couple qui peine à s’inscrire et se connecter sur une plateforme administrative en ligne…, les besoins repérés et identifiés par Paul et Naya au sein de leur quartier sont nombreux et mettent en difficulté les habitants dans leur quotidien. Selon Naya, « Il y a un déficit au niveau des savoirs de base. Les gens sont largués. La plupart des démarches administratives sont dématérialisées alors que les personnes n’ont pas toujours de connexion internet, parfois pas d’ordinateur ni de smartphone et puis même, elles ne savent pas forcément s’en servir… Bref, elles sont complètement bloquées ! ». Les besoins et la pédagogie à mettre en place peuvent être très différents selon la personne : « Nous on essaie vraiment de les accompagner, de passer du temps avec eux et d’apporter une solution sur-mesure », explique Paul.

 

Accompagner vers l’autonomie

L’objectif des deux jeunes est de permettre aux personnes accompagnées de devenir autonomes dans leurs usages et pratiques et ainsi de renforcer leur capacité d’agir. « C’est plus qu’important de le faire, c’est quasiment un devoir. Il suffit parfois de passer du temps avec quelqu’un pour l’aider, ce n’est pas normal de laisser de gens dans une situation dans laquelle ils ne peuvent pas se débrouiller, car ils ont la volonté d’apprendre », argumente Naya. Autre service que le groupe informatique TZCLD aimerait proposer : la réparation et le reconditionnement des smartphones et ordinateurs. « Beaucoup de personnes ont des outils vieillissants. L’idée serait de récupérer des pièces à droite à gauche et de proposer aux gens des produits plus performants, reconditionnés, à moindre coût», complète Paul.

 

Une action militante

Dans ce projet, ce n’est pas uniquement l’informatique qui passionne Paul et Naya mais surtout l’aspect militant de la démarche TZCLD : « Je considère que c’est fondamentalement politique ce projet, c’est une action très militante et c’est ça qui me tient très à cœur. », confie Naya. Quant à Paul, il ajoute et conclut : « J’ai envie que l’entreprise se lance, pas forcément que pour moi mais aussi pour d’autres personnes. Je trouve que c’est un projet super qui répond à des problématiques souvent oubliées ou trop peu abordées ».