Portrait de Dorothée, accompagnatrice socioprofessionnelle à l’APPUI

Jeune accompagnatrice socioprofessionnelle (ASP), Dorothée Sasso a intégré l’APPUI, une association intermédiaire, en début d’année 2021. Si le domaine de l’insertion professionnelle est assez nouveau pour elle, celui de l’accompagnement du public ne l’est pas du tout !

De l’intervention sociale à l’insertion professionnelle

Après avoir obtenu son diplôme de Technicienne de l’Intervention Sociale et Familiale (TISF), Dorothée a travaillé auprès d’enfants en situation de handicap (moteur, psychique, cognitif…) mais aussi sur des problématiques liées à la parentalité avec des familles ayant besoin de soutien. Un peu plus tard, autre expérience, autre fonction, celle d’intervenante de l’action sociale, dans un premier temps avec le Collectif Poitevin pour le Logement (fusionné avec AUDACIA en 2011), puis avec l’association COALLIA pendant 10 ans.

Un besoin de changement et de spécialisation la conduit à suivre la formation d’ASP en 2020 : « Je travaillais beaucoup l’accompagnement social global, et j’ai ressenti le besoin de me spécialiser un peu plus, de changer mon support de travail, toujours en accompagnant les personnes mais plus vers l’insertion professionnelle. C’était un domaine qui m’intéressait parce qu’on accompagne les personnes dans la durée, une durée un peu plus déterminée. Le travail, c’est important pour chaque personne, ça a une fonction, un statut dans la société », confie Dorothée.

L’accompagnement social en Association Intermédiaire est bien différent de ce qu’avait pu rencontrer jusqu’ici Dorothée : « Il y a toute la culture entreprise, les compétences à proposer aux employeurs, tout ce côté-là, c’est de la découverte. Je trouve que c’est super intéressant, c’est riche et je prends plaisir à accompagner les salariés », précise-t-elle.

 

Un accompagnement essentiel pour les salariés en parcours

Son rôle au sein de l’Appui est d’aider des personnes qui sont dites « éloignées de l’emploi » à retrouver ou à trouver le chemin vers le travail, de les accompagner, de manière individuelle, dès leur inscription et tout au long de leur parcours au sein de l’Appui.

Tout comme une agence d’intérim classique, l’association intermédiaire met ses salariés à disposition d’entreprises, de particuliers ou encore de collectivités : « Il y a beaucoup de choses qui sont difficiles pour les salariés, l’emploi intérim ce n’est pas simple pour les personnes, il faut qu’elles s’adaptent. Par exemple, quand on les appelle, il faut qu’elles soient là tout de suite, qu’elles répondent présentes… Je les trouve particulièrement méritantes », tient à souligner Dorothée.

L’accompagnement socioprofessionnel permet entre autres, de débloquer les freins à l’insertion professionnelle en favorisant la résolution des problèmes « extra-professionnels » : « Ici à l’Appui, les principaux freins à l’emploi que j’ai pu observer sont la mobilité et la santé. On a par exemple des personnes qui ont des RQTH (reconnaissances de la qualité de travailleur handicapé). Beaucoup de salariés ont mal au dos, ils ne peuvent pas rester la journée entière debout et peuvent plus faire ce qu’ils savaient faire avant. On essaie de les positionner sur un mi-temps ou sur quelques heures afin que la reprise à l’emploi soit possible. »

Pour accompagner au mieux les salariés et lever les freins sociaux à l’emploi, l’APPUI travaille en étroite collaboration avec des partenaires comme Pôle Emploi, Cap Emploi, la Mission Locale ou encore avec les assistants sociaux de secteur : des partenariats essentiels permettant d’informer, de guider et d’orienter les personnes accompagnées vers leurs besoins.

Les réponses techniques (donner du travail, un logement, un revenu minimum…) ne sont toutefois pas toujours des réponses suffisantes pour faire face à la détresse générée par l’exclusion : un des outils majeurs vers ce retour à l’emploi, est l’accompagnement socioprofessionnel. Chaque salarié accompagné a une situation singulière qui demande une réponse particulière et adaptée. La mission de Dorothée implique d’avoir des qualités d’écoute et d’attention indéniables : « Il faut aimer travailler avec l’humain, aimer travailler avec les personnes, prendre les situations dans leur globalité, voir les personnes dans leur ensemble. Pour moi, ce sont les qualités indispensables à avoir », conclut-elle.